Les Goëmoniers

PATRIMOINE / GOÉMONIER / UN MÉTIER D’UN AUTRE TEMPS

UN PATRIMOINE À NE PAS OUBLIER

Les ALGUES ont constitué dans L’HISTOIRE de la BRETAGNE une des principales sources de richesse exploitée sur l’estran.

Dans des temps plus difficiles, le paysan-marin alternait récoltes à terre et en mer.
Ce métier de GOÉMONIER qui se dit aussi PIGOULIER consiste en la récolte des algues marines appelées goémon.

Il est très présent particulièrement dans les pays des abers dont Meneham fait partie ainsi que le pays pagan et le pays d’Iroise, des communes telles que Plouguerneau et Lampaul-Plouarzel.
On retrouve également cette activité dans l’archipel de Molène, Ouessant, les Glénan.

2017.04.12 - Les Goëmoniers 1

Au cours du XIXe siècle, l’activité se régule avec une législation relevant d’un arrêté communal qui fixe les périodes de coupe du mois de janvier au mois de mai. Même si cette législation est toujours en cours de nos jours, elle n’est pas appliquée et c’est dommage car elle permettait de mieux gérer les champs d’algues.

En effet, les goémoniers ramassaient à marée basse le varech et autres algues pour la fertilisation des champs ou pour la fabrication de pains de soude ( voir photo du pesage de la soude).
Après avoir été séchées sur les dunes, ces algues étaient brûlées dans des fours. Il en sortait des pains de soude revendus pour en extraire l’iode.

Les Goémoniers étaient des femmes et des hommes au visage halé par le sel et le soleil, vêtus de feutres qu’ils portaient retournés pour ne pas être blessés par les coutures intérieures.

Les outils utilisés par ces hommes sont également exposés telle la guillotine, un manche de grande envergure se terminant par une faucille, ou encore des fourches, des rastels (râteaux en bois) et des crocs.

En 1945 , il y avait 3000 goémoniers en Bretagne, dont 400 à 500 à Plouguerneau.
En 1950 ils n’étaient plus que 300.

2017.04.12 - Les Goëmoniers 2

Mais le GOÉMON, qu’est-ce à vrai dire ?
En breton on dit GOUÉMON, en normand, on l’appelle VARECH.

Il s’agit d’un mélange d’algues brunes, rouges ou vertes déposées par le retrait des marées et récolté le long des côtes maritimes en Bretagne pour en faire de l’engrais.

Les algues composant le goémon font toutes parties de la famille des phaeophycées et les plus communes sont les laminaires, les fucus et les ascophyllum.

Elles formaient une grande partie des amendements marins, servaient de combustible et d’aliment pour les animaux mais aussi pour les gens du littoral.

ISTOR GOUÉMON:
L’ancienne coutume de Bretagne donnait les pouvoirs aux seigneuries et à la noblesse ainsi qu’au clergé dans le domaine maritime et c’est sous Colbert que le domaine maritime deviendra public.

Il y avait plusieurs textes de lois et procéduriers à propos du goémon dont, par exemple en 1685 l’ordonnance de Colbert qui définit 3 catégories :

Le goémon-épave (algues arrachées par la mer et rejetées sur le rivage, libres de droit et de collecte)
Le goémon de coupe récolté par les habitants des paroisses sur lesquelles se trouvent les rochers
Le goémon de « fond (laminaires) qui étaient peu exploitées car il fallait posséder des moyens techniques adaptés.
Les communes possédant une façade maritime étaient donc privilégiées et jalousées par les communes de l’intérieur des terres.

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