Le « muliplex » de Pleslin-Trivagou

BREIZH Initiatives / PLESLIN-TRIVAGOU
Plutôt que de détruire, on transforme! Une décision municipale à souligner. ..

 » Prendre un transformateur électrique en passe d’être détruit à Pleslin-Trivagou, et en faire un gîte pour animaux de la campagne. Voilà la drôle d’idée qu’a eu Dominique Melec, responsable développement durable chez Coeur Émeraude.
Tout a commencé en 2015. En voyant la « cabine haute » abandonnée sur la D166, Dominique Melec, responsable développement durable chez Coeur Émeraude, a une idée lumineuse. Prendre un transformateur électrique en passe d’être détruit, et en faire un gîte pour animaux de la campagne. Il prend contact avec la mairie, puis Enedis et le Syndicat départemental d’énergie et le projet est lancé. « C’est l’histoire d’un pari », explique Dominique Melec, « l’habitat naturel de la faune locale se raréfie. Ici, on lui offre un havre de paix ».

« C’est une première en Bretagne »
Mardi, les parties prenantes étaient réunies pour inaugurer le « multiplex ». Et à les entendre, chacune y trouve son compte. « C’est une première en Bretagne et une nouvelle vie pour ce qui permettait de transmettre l’électricité avant. C’est dangereux de les laisser en déshérence, alors nous, on est preneur », s’est réjoui Éric Laurent, directeur territorial chez Enedis, ravi de soutenir une telle initiative. L’entreprise aimerait l’étendre à toute la région, si on lui en fait la demande.

Une solution adéquate
L’intérieur de la tour a dû subir quelques aménagements. Loïc Saiget, agent communal, s’est chargé de construire trois étages où chaque espèce peut trouver sa place. François Genevrier, chargé de communication chez Coeur Émeraude a dessiné les immenses panneaux qui habillent désormais le transformateur. Ne restait plus qu’à creuser des ouvertures, mettre de la paille et créer des recoins pour plus de confort, et le tour était joué. Et ce à moindre coût. Des locataires ont même déjà emménagé, depuis la fermeture du refuge en juillet dernier : des papillons-paons, une flopée de coccinelles roses, et une chouette effraie. Les portes restent ouvertes, notamment celles du rez-de-chaussée, qu’une famille de hérissons ou des belettes pourraient investir.

Des espèces en voie d’épuisement
La tour va permettre aux animaux de se reposer pendant les saisons les plus froides. C’est un endroit pérenne où ils pourront se reproduire et hiverner en toute sécurité. Le dernier étage devrait particulièrement intéresser les chauves-souris, premières concernées par la disparition des ruines et des granges. « Elles trouvent refuge dans des maisons particulières où elles ne sont pas les bienvenues. Il y a un réel besoin pour ces espèces communes qu’on voit de moins en moins », rappelle Dominique Melec. Avec son transformateur-gîte, voici déjà une première solution. »

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