La Charte qui dérange Bro C’Hall

CHARTE EUROPÉENNE DES LANGUES REGIONALES MINORITAIRES AUTOCHTONES

Une nouvelle proposition de loi en cours! Souvenez-vous,  le 14 janvier dernier,  une proposition de loi de Paul Molac sur les langues territoriales avait été rétoquée pour une voix seulement à l’Assemblée nationale.

Ce lundi 23 mai, une rencontre est prévue à l’Elysée dans l’espoir de trouver un texte consensuel. Y participeront
Paul Molac, Sylviane Alaux et la sénatrice Frédérique Espagnac, entre autres, et un conseiller à l’éducation de François Hollande.

Pour rappel:
– La Charte européenne des Langues Régionales Minoritaires Autochtones fut signée en 1999 par les D’A-côtés, elle n’est toujours pas ratifiée!
– Sa ratification était une des promesses du candidat François Hollande.
– L’enseignement immersif doit faire face à cette loi Falloux, un texte remontant à 1850 et sur lequel l’Education national profite pour empêcher les financements publics des Ikastola.
– En 2008, l’article 75 de la Constitution fut amendé. Celui-ci stipule que les langues régionales font partie intégrante du patrimoine de la France.

Question de volonté

Si comme pour tout, tout est question de bonne volonté, le moins que l’on puisse dire, c’est que côté Bro-C’hall, la démonstration est sans équivoque: rien ne changera!
Quand bien même, Breizh aura les plus ardents défenseurs parmi les parlementaires,  Constitution et Conseil d’Etat (entre autres) viendront faire barrage.
Et si vous lorgnez côté région administrative Bretagne, en constatant le faible budget alloué à la langue bretonne, vous comprendrez amèrement que même les premiers concernés ont une curieuse volonté de défendre leur propre langue.

Aussi doit-on en conclure que les efforts de cette poignée de parlementaires sont vains?
Certes non. Il faut utiliser tous les leviers, et il ne saurait être question de nous en prendre à ceux qui n’ont pas oublié leur représentativité.

Cependant ces derniers font partie de ce rouage républicain qui spolie Breizh depuis trop longtemps, au mépris des lois et de l’entendement.

Nous conclurons simplement sur cette citation de la députée Sylviane Anaux:
« Le français aussi a été une langue régionale avant de devenir la langue de l’unité. »
L’antériorité incontestable de nos langues et de nos identités ne constituent pas de simples arguments passéistes pour revendiquer un droit d’existence. Faut-il rappeler à quel prix la langue française put devenir la langue de l’unité, alors même que la patrie dite des droits de l’homme prône des idées d’Egalité et de Liberté? Faut-il rappeler que les D’A-Côtés dérogent à des textes internationaux et passent outre les condamnations d’organisations telle que l’Unesco?

Naiz Euskadi, actualités, 13 mai 2016

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